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Istoirlibr est un blog sur lequel vous retrouverez des histoires ou des contes connus. A partir de là, je vous propose mon interprétation de ce contes mais je vous demande de participer afin de me donner également votre interprétation. Vous pouvez même si vous le souhaitez l'interpréter de n'importe quel façon, textes, vidéos, photos, musique, dessins,etc... Alors soyez créatif !!! Bonne participation. N'oubliez pas que ce blog est sous licence art libre copyleft!

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  • juin 2009
  • mai 2009

1ère histoire: Le petit chaperon rouge

Il était une fois....

une petite fille qu'on appelait Chaperon Rouge,
on lui avait donné ce nom parce sa maman lui avait fait un très joli bonnet rouge. Et, à l'époque, les bonnets s'appelaient des chaperons.
Au village, quand on la voyait arriver, on disait: Tiens voilà le Petit Chaperon Rouge.
Le petit Chaperon Rouge avait une grand-maman qui vivait seule à l'autre bout de la forêt. La vielle dame très âgée, ne sortait pas beaucoup de sa maison.
Un jour sa maman lui dit:
Grand-maman est malade, j'ai fait ce matin des galettes que ta grand-maman aime tant, sois gentille, va donc les lui porter avec ce fromageet ce petit pot de confiture.

Mais ne quitte pas le sentier, car papa a vu des loups qui rôdaient dans la forêt.

Le Petit Chaperon Rouge promit de se méfier puis, toute joyeuse,
elle mit sa cape rouge, son bonnet rouge et elle prit son petit panier.
Ne traine pas en chemin recommanda la maman.
Ne parle à personne et reviens avant la tombée de la nuit.
Le Petit Chaperon Rouge lui donna un gros baiser et partit en sautillant

Or, tout près de là, un loup affamé rôdait dans le bois.
Soudain il vit l'enfant. Miam! miam! l'eau lui monta à la bouche
et il se lécha les babines en pensant au succulent dîner qu'il allait faire.
Mais pas ici, pensa-t-il. On pourrait me voir de la maison.
Il s'approcha de la petite fille. Bonjour! lui dit-il.
Le Petit Chaperon Rouge se mit à trembler en apercevant le loup,
mais celui-ci reprit en souriant jusqu'aux oreilles.

Comment t'appelles-tu?
Le Petit Chaperon Rouge, répondit peureusement l'enfant.

Et où vas-tu comme cela? demanda le loup d'une voix douce.
Une voix si douce que la petite fille se sentit aussitôt rassurés.
Je vais chez ma grand-mère, expliqua le Petit Chaperon Rouge.
Elle habite tout au bout du sentier.

Le loup connaissait très bien la petite maison.
Excuse-moi, dit-il, je suis pressé. J'ai été ravi de faire ta connaissance. A bientôt!
A ces mots, il s'enfuit à toutes jambes dans la forêt et, ayant pris un raccourci,
il arriva bon premier devant la maison de la grand-mère.

Toc, Toc, il frappa.
Qui est là? demanda la vieille dame, du fond de son lit.

Le Petit Chaperon Rouge!
sursurra le loup, qui était très doué pour les imitations.

Tire la chevillette et la bobinette !
s'écria la grand-mère, toute joyeuse de voir sa petite fille.

Le loup tira la chevillette et la porte s'ouvrit.
La grand-mère sursauta d'effroi.

Laisse-moi en vie, supplia-t-elle.
Je te donnerai toutes mes provisions.

Mais le loup avait un projet plus urgent.
Il se précipita sur la grand-mère, lui arracha sa chemise de nuit, son bonnet de dentelle,
et il enferma la vieille dame dans une armoire.
Sans perdre une seconde, il enfila la chemise et le bonnet,
puis se coucha dans le lit, tira la couverture de laine jusqu'à son nez, et il attendit.

Pendant ce temps, le Petit Chaperon Rouge,
arriva avec son panier de provision et un beau bouquet de fleurs
qu'elle avait prit le temps de ceuillir.

Elle frappa à la porte. Toc, Toc!

Qui est là?
demanda le loup, imitant la voix de la grand-mère.

Le Petit Chaperon Rouge.

Tire la chevillette et la bobinette! s'écria le loup.
La petite fille se haussa sur la pointe des pieds,
tira la chevillette et elle entra.
Toute souriante, elle se dirigea vers le lit de la vielle grand-mère.
Mais, en s'approchant, elle se dit, que, sous son bonnet,
sa grand-mère avait vraiment une drôle de tête ce jour-là.

Oh, grand-mère! Tu en as de grands yeux!

C'est pour mieux te voir, mon enfant! dit le loup en gloussant.

Tu en as de grandes oreilles!

C'est pour mieux t'entendre, mon enfant.

Et tes dents! s'écria le Petit Chaperon Rouge.
Tu en as de grandes dents!

C'est pour mieux te manger, mon enfant ! hurla le loup.

Il rejeta la couverture, et griffes en avant, il se précipita vers la petite fille.
Criant de toutes ses forces, elle s'échappa vers la porte, mais elle tremblait tellement
qu'elle n'arrivait pas à l'ouvrir.
Or, le papa du Petit Chaperon Rouge
coupait du bois tout près de là.
Entendant des cris, il courut à toute allure vers la maisonnette,
en arrivant, il aperçut le loup et le Petit Chaperon Rouge à travers la fenêtre,

Il se précipita et, d'un coup de hache, tua le loup. Il était temps!
Avec ses griffes, l'animal avait déjà accroché la robe du Petit Chaperon Rouge.

Le bûcheron serrait son enfant contre son coeur,
lorsqu'ils entendirent des coups frappés dans l'armoire.

C'était la grand-mère, bien sûr !

La grand-maman était très heureuse de les voir et les embrassa tous les deux.

Le bûcheron apporta le loup très loin de la maison.

La grand-maman fit promettre au Petit Chaperon Rouge
de ne plus jamais parler à aucun loup, même s'il avait l'air très gentil.

Heureusement, les galettes,
le fromage et le pot de confiture étaient encore dans le panier.
Le Petit Chaperon et sa grand-maman s'en régalèrent tout en se promettant
de se voir plus souvent.

Mais sans le loup cette fois dit grand-maman!

Rédigé le 04/05/2009 à 22:36 dans le petit chaperon rouge | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Interprétation par Julien, 24 ans, ingénieur

La version de Julien est une version très manga. On la retrouve avec un nouveau style mais elle a su gardé son petit bonnet si caractéristique du personnage.

Dessin - Dorothy

Rédigé le 04/05/2009 à 22:46 dans le petit chaperon rouge | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Interprétation par Olexandra, étudiante

Elle a choisi de nous interpréter ce conte par une petite blague toute droite venue de chez elle, dans les pays de l'Est. La voici:

L'echec du petit chaperon rouge

Le petit chaperon rouge en passant dans un bois rencontre le loup qui lui demande comment la fille s'appelle.

L'enfant lui explique que partout on l'appelle le petit chaperon rouge car sa grand-mère lui fit faire un petit chaperon rouge qui lui va très bien.

Très surpris, le loup lui dit:

    - T'es pas le petit chaperon rouge! T'es la fille la plus stupide que j'ai jamais vu!

    - Mais si! Je suis le petit chaperon rouge! - répond le petit chaperon rouge vexée.

    - Non, t'es la plus stupide petite fiolle parmi toutes les petites filles du monde!

    - Je suis le petit chaperon rouge! - s'énerve la fille.

    - Non, je te jure, t'es LA PLUS STUPIDE FILLE parmi d'autres stupides filles! - rigole le loup.

    - Ah non! Ca c'est trop! Tu te trompes le loup! Je sui LE PETIT CHAPERON ROUGE! - s'explose la petite et prête à partir avec fierté, elle essaye de toucher son fameux chaperon rouge.

Toute rougie, elle s'exclame:

    - Oh! ... La vache! ... !!! ... J'ai laissé mon chaperon rouge à la maison ... !!!

 

 

Rédigé le 11/05/2009 à 23:21 dans le petit chaperon rouge | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Interprétation par Elodie, 21 ans, étudiante en arts

J'ai choisi de remettre cette histoire au goût du jour avec une version beaucoup plus XXIème siècle. La voici:


Le petit chaperon noir

Il était une fois, vivait dans une « zup » du 95, une mère et sa fille. Sa mère l’appelait le petit chaperon noir car du haut de ses seize ans, la jeune fille avait virée gothique. Un matin de Juin, la mère demanda à sa fille d’aller rendre visite à sa grand-mère afin de lui apporter deux éléments importants pour qu’elle se fasse un bon plateau télé. La grand-mère avait prit ses quartiers au quatrième étage d’une tour située à l’autre bout de la cité. Sans même y réfléchir, le chaperon répondit qu’elle n’y mettrait pas les pieds. Voyant que sa mère lui prenait la tête, elle décida d’y aller, afin d’avoir la paix. Car en plus d’être gothique très jeune, elle était également la personne la plus désagréable et méchante que la cité avait connu après son aïeule. Et Dieu sait que l’endroit avait abrité des gens méchants mais des comme elles, jamais ! Pour preuve, partout où la gotique semblait mettre les pieds, l’endroit s’assombrissait et l’atmosphère devenait lourde. A croire qu’elle transportait le mal avec elle. Sur ce, elle descendit du haut de son bloc et se mit en route mécontente.

Elle entama alors son périple et à peine quelques mètres plus loin, elle tomba face à face avec une bande de racailles qui squattait le bas des tours à longueur de journées.

  -« Wesh les gars ! Vous avez vu la meuf ? », s’exclama le chef de la bande armé de son chien loup.

  - « Oh la ! C’est une meuf ou un animal ? Tu sais, Halloween c’est fini ! », reprit un autre.

La gothique répondit d’un ton plus qu’agréable :

  - Va te faire …… »

  -« Ziva, comment tu m’parles ! Chui pas ton poto ! », reprit le chef de rage.

  -« Me saoule pas, c’est déjà assez relou d’aller voir ma vieille pour lui apporter du pop-corn et un DVD, pour qu’elle se fasse un plateau télé. »

  -« Et elle crèche où ta vieille ? », demanda l’intéressé.

  -« Dans un bloc au fond de la cité. Tu sais le bloc vert pourri, escalier B, 4ème », répliqua t-elle insouciante.

  -« Ok, je vois ! Bonne visite à toi gothique girl ! », dit–il gentiment.

La fille reprit alors sa quête. Toujours très rageuse de devoir aller visiter son aïeule pour un fichu plateau télé, elle décida de se calmer en zonant un peu autour des immeubles. Pendant ce temps, le chef de la bande partit à son tour armé de son chien loup, nommé « le loup », chez la vieille. Il prit le chemin le plus direct pour pouvoir arriver avant le chaperon et ainsi lui voler son DVD, car celui-ci ne faisait pas parti de sa collection. Arrivé à la bonne porte, « le loup » son pitbull lui échappa, défonça la porte et avala la vieille. Paniqué, le jeune homme décida de déguiser « le loup » en vieille, il l’installa dans le lit et alla se cacher derrière les rideaux en attendant la fille. Pendant ce temps, la jeune gotique continuait son périple dans cette jungle urbaine. Quand elle arriva quelques minutes plus tard à l’appartement, elle vit la porte entre ouverte. Elle cagna tout en la poussant. Elle cria :

  -« Eh la vieille ! T’es là ? »

  -« Ouai, chui dans la chambre, viens ! », répondit-elle.

Elle alla alors jusqu'à la chambre de la grand-mère et lui dit :

  -« Ca m’saoule d’être là alors je te dépose ce que ma rem m’a donné pour toi et j’me casse ! Ok ! »

Elle déposa alors ses offrandes sur la table de chevet et en s’approchant de plus près, elle remarqua quelques détails assez étranges. Alors elle s’avança encore, s’assit auprès d’elle et dit :

  -« Oh ma vieille ! Comme tu as de grands bras ! »

  -« C’est pour mieux t’embrasser mon enfant !», reprit le chef pour « le loup ».

  -« Oh ma vieille ! Comme tu as de grandes oreilles ! »

  -« C’est pour mieux t’entendre mon enfant ! »

Elle vit alors briller les grands yeux du méchant loup.

  -« Oh ma vieille ! Comme tu as de grands yeux ! »

  -« C’est pour mieux te voir mon enfant ! »

  -« Oh ma vieille ! Comme tu as de grandes dents ! »

  -« C’est pour mieux te dévorer mon enfant ! »

Et la bête, au son de son maître bondit sur la fille manquant de peu de l’avaler. Sur ce, le chef sortit de sa cachette et tenta d’interpeller son chien.

  -« Ahahahahahah !!!!!! Mais que fait tu ici ? Qu’est ce que tu m’veux ? »

Entendant crier, Momo, jeune banlieusard, qui passait dans le couloir au même instant, s’approcha de la porte ouverte et entra en furie muni de sa batte de baseball. Il s’écria :

  -«  Wesh, c’est quoi ce délire ? Y s’passe quoi là ? »

Voyant le chien loup, alourdi par son repas, poursuivant le gothique dans l’appartement, Momo et wolfman essayèrent de stopper la bête en furie. Après maint et maints efforts, Momo réussi à s’interposer entre la fille et le loup et le stoppa en lui mettant plusieurs coups de battes en pleine tête. C’est alors que le maître disparut discrètement et que Momo sortit un canif de son survêt’ et lui ouvrit le bide. Il en sortit la vieille et c’est ainsi que les deux femmes, bien qu’aussi méchante l’une que l’autre, se réconcilièrent.

La gothique rentra chez elle de bonne humeur et moins sombre qu’auparavant car elle savait que sa vieille serait désormais en sécurité auprès de Momo pour le restant de ses jours. La jeune fille avait radicalement changée son style vestimentaire. En voyant que sa fille était alors plus radieuse que jamais, elle décida de la nommée : «  Le Petit Chaperon heureux ».

Quant à la petite gothique,

Elle n’eut plus jamais

Parlé aux inconnus qu’elle croisa sur son chemin

…

Surtout lorsqu’ils étaient armés

De leur animal aux longues dents.

Fin


Rédigé le 11/05/2009 à 23:40 dans le petit chaperon rouge | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

2ème histoire: Blanche neige

Cela se passait en plein hiver et les flocons de neige tombaient du ciel comme un duvet léger. Une reine était assise à sa fenêtre encadrée de bois d'ébène et cousait. Tout en tirant l'aiguille, elle regardait voler les blancs flocons. Elle se piqua au doigt et trois gouttes de sang tombèrent sur la neige. Ce rouge sur ce blanc faisait si bel effet qu'elle se dit: Si seulement j'avais un enfant aussi blanc que la neige, aussi rose que le sang, aussi noir que le bois de ma fenêtre ! Peu de temps après, une fille lui naquit; elle était blanche comme neige, rose comme sang et ses cheveux étaient noirs comme de l'ébène. On l'appela Blanche-Neige. Mais la reine mourut en lui donnant le jour.
Au bout d'une année, le roi épousa une autre femme. Elle était très belle; mais elle était fière et vaniteuse et ne pouvait souffrir que quelqu'un la surpassât en beauté. Elle possédait un miroir magique. Quand elle s'y regardait en disant:

Miroir, miroir joli,
Qui est la plus belle au pays ?

Le miroir répondait:

Madame la reine, vous êtes la plus belle au pays.

Et elle était contente. Elle savait que le miroir disait la vérité. Blanche-Neige, cependant, grandissait et devenait de plus en plus belle. Quand elle eut atteint ses sept ans elle était déjà plus jolie que le jour et plus belle que la reine elle-même. Un jour que celle-ci demandait au miroir:

Miroir, miroir joli,
Qui est la plus belle au pays ?

Celui-ci répondit :

Madame la reine, vous êtes la plus belle ici
Mais Blanche-Neige est encore mille fois plus belle.

La reine en fut épouvantée. Elle devint jaune et verte de jalousie. À partir de là, chaque fois qu'elle apercevait Blanche-Neige, son cœur se retournait dans sa poitrine tant elle éprouvait de haine à son égard. La jalousie et l'orgueil croissaient en elle comme mauvaise herbe. Elle en avait perdu le repos, le jour et la nuit. Elle fit venir un chasseur et lui dit:
- Emmène l'enfant dans la forêt! je ne veux plus la voir. Tue-la et rapporte-moi pour preuve de sa mort ses poumons et son foie.
Le chasseur obéit et conduisit Blanche-Neige dans le bois. Mais quand il eut dégainé son poignard pour en percer son cœur innocent, elle se mit à pleurer et dit :
- 0, cher chasseur, laisse-moi la vie ! je m'enfoncerai au plus profond de la forêt et ne rentrerai jamais à la maison.
Et parce qu'elle était belle, le chasseur eut pitié d'elle et dit :
- Sauve-toi, pauvre enfant !
Les bêtes de la forêt auront tôt fait de te dévorer ! songeait-il. Et malgré tout, il se sentait soulagé de ne pas avoir dû la tuer. Un marcassin passait justement. Il le tua de son poignard, prit ses poumons et son foie et les apporta à la reine comme preuves de la mort de Blanche-Neige. Le cuisinier reçut ordre de les apprêter et la méchante femme les mangea, s'imaginant qu'ils avaient appartenu à Blanche-Neige.
La pauvre petite, elle, était au milieu des bois, toute seule. Sa peur était si grande qu'elle regardait toutes les feuilles de la forêt sans savoir ce qu'elle allait devenir. Elle se mit à courir sur les cailloux pointus et à travers les épines. Les bêtes sauvages bondissaient autour d'elle, mais ne lui faisaient aucun mal. Elle courut jusqu'au soir, aussi longtemps que ses jambes purent la porter. Elle aperçut alors une petite maisonnette et y pénétra pour s'y reposer. Dans la maisonnette, tout était minuscule, gracieux et propre. On y voyait une petite table couverte d'une nappe blanche, avec sept petites assiettes et sept petites cuillères, sept petites fourchettes et sept petits couteaux, et aussi sept petits gobelets. Contre le mur, il y avait sept petits lits alignés les uns à côté des autres et recouverts de draps tout blancs. Blanche-Neige avait si faim et si soif qu'elle prit dans chaque assiette un peu de légumes et de pain et but une goutte de vin dans chaque gobelet : car elle ne voulait pas manger la portion tout entière de l'un des convives. Fatiguée, elle voulut ensuite se coucher. Mais aucun des lis ne lui convenait ; l'un était trop long, l'autre trop court. Elle les essaya tous. Le septième, enfin, fut à sa taille. Elle s'y allongea, se confia à Dieu et s'endormit.
Quand la nuit fut complètement tombée, les propriétaires de la maisonnette arrivèrent. C'était sept nains qui, dans la montagne, travaillaient à la mine. Ils allumèrent leurs sept petites lampes et quand la lumière illumina la pièce, ils virent que quelqu'un y était venu, car tout n'était plus tel qu'ils l'avaient laissé.
- Le premier dit : Qui s'est assis sur ma petite chaise ?
- Le deuxième : Qui a mangé dans ma petite assiette ?
- Le troisième : Qui a pris de mon pain ?
- Le quatrième : Qui a mangé de mes légumes ?
- Le cinquième : Qui s'est servi de ma fourchette ?
- Le sixième : Qui a coupé avec mon couteau ?
- Le septième : Qui a bu dans mon gobelet ?
Le premier, en se retournant, vit que son lit avait été dérangé.
- Qui a touché à mon lit ? dit-il.
Les autres s'approchèrent en courant et chacun s'écria :
- Dans le mien aussi quelqu'un s'est couché !
Mais le septième, quand il regarda son lit, y vit Blanche-Neige endormie. Il appela les autres, qui vinrent bien vite et poussèrent des cris étonnés. Ils prirent leurs sept petites lampes et éclairèrent le visage de Blanche-Neige.
- Seigneur Dieu ! Seigneur Dieu ! s'écrièrent-ils ; que cette enfant est jolie !
Ils en eurent tant de joie qu'ils ne l'éveillèrent pas et la laissèrent dormir dans le petit lit. Le septième des nains coucha avec ses compagnons, une heure avec chacun, et la nuit passa ainsi.
Au matin, Blanche-Neige s'éveilla. Quand elle vit les sept nains, elle s'effraya. Mais ils la regardaient avec amitié et posaient déjà des questions :
- Comment t'appelles-tu ?
- Je m'appelle Blanche-Neige, répondit-elle.
- Comment es-tu venue jusqu'à nous ?
Elle leur raconta que sa belle-mère avait voulu la faire tuer, mais que le chasseur lui avait laissé la vie sauve et qu'elle avait ensuite couru tout le jour jusqu'à ce qu'elle trouvât cette petite maison. Les nains lui dirent :
- Si tu veux t'occuper de notre ménage, faire à manger, faire les lits, laver, coudre et tricoter, si tu tiens tout en ordre et en propreté, tu pourras rester avec nous et tu ne manqueras de rien.
- D'accord, d'accord de tout mon cœur, dit Blanche-Neige.
Et elle resta auprès d'eux. Elle s'occupa de la maison. le matin, les nains partaient pour la montagne où ils arrachaient le fer et l'or ; le soir, ils s'en revenaient et il fallait que leur repas fût prêt. Toute la journée, la jeune fille restait seule ; les bons petits nains l'avaient mise en garde :
- Méfie-toi de ta belle-mère ! Elle saura bientôt que tu es ici ; ne laisse entrer personne !
La reine, cependant, après avoir mangé les poumons et le foie de Blanche-Neige, s'imaginait qu'elle était redevenue la plus belle de toutes. Elle se mit devant son miroir et demanda :

Miroir, miroir joli,
Qui est la plus belle au pays ?

Le miroir répondit :

Madame la reine, vous êtes la plus belle ici,
Mais, par-delà les monts d'airain,
Auprès des gentils petits nains,
Blanche-Neige est mille fois plus belle.

La reine en fut bouleversée ; elle savait que le miroir ne pouvait mentir. Elle comprit que le chasseur l'avait trompée et que Blanche-Neige était toujours en vie. Elle se creusa la tête pour trouver un nouveau moyen de la tuer car aussi longtemps qu'elle ne serait pas la plus belle au pays, elle savait que la jalousie ne lui laisserait aucun repos. Ayant finalement découvert un stratagème, elle se farda le visage et s'habilla comme une vieille marchande ambulante. Elle était méconnaissable.
Ainsi déguisée, elle franchit les sept montagnes derrière lesquelles vivaient les sept nains. Elle frappa à la porte et dit :
- J'ai du beau, du bon à vendre, à vendre !
Blanche-Neige regarda par la fenêtre et dit :
- Bonjour, cher Madame, qu'avez-vous à vendre ?
- De la belle, de la bonne marchandise, répondit-elle, des corselets de toutes les couleurs.
Elle lui en montra un tressé de soie multicolore.
« Je peux bien laisser entrer cette honnête femme ! » se dit Blanche-Neige. Elle déverrouilla la porte et acheta le joli corselet.
- Enfant ! dit la vieille. Comme tu t'y prends ! Viens, je vais te l'ajuster comme il faut !
Blanche-Neige était sans méfiance. Elle se laissa passer le nouveau corselet. Mais la vieille serra rapidement et si fort que la jeune fille perdit le souffle et tomba comme morte.
- Et maintenant, tu as fini d'être la plus belle, dit la vieille en s'enfuyant.
Le soir, peu de temps après, les sept nains rentrèrent à la maison. Quel effroi fut le leur lorsqu'ils virent leur chère Blanche-Neige étendue sur le sol, immobile et comme sans vie ! Ils la soulevèrent et virent que son corselet la serrait trop. Ils en coupèrent vite le cordonnet. La jeune fille commença à respirer doucement et, peu à peu, elle revint à elle. Quand les nains apprirent ce qui s'était passé, ils dirent :
- La vieille marchande n'était autre que cette mécréante de reine. Garde-toi et ne laisse entrer personne quand nous ne serons pas là !
La méchante femme, elle, dès son retour au château, s'était placée devant son miroir et avait demandé :

Miroir, Miroir joli,
Qui est la plus belle au pays ?

Une nouvelle fois, le miroir avait répondu :

Madame la reine, vous êtes la plus belle ici.
Mais, par-delà les monts d'airain,
Auprès des gentils petits nains,
Blanche-Neige est mille fois plus belle.

Quand la reine entendit ces mots, elle en fut si bouleversée qu'elle sentit son cœur étouffer. Elle comprit que Blanche-Neige avait recouvré la vie.
- Eh bien ! dit-elle, je vais trouver quelque moyen qui te fera disparaître à tout jamais !
Par un tour de sorcellerie qu'elle connaissait, elle empoisonna un peigne. Elle se déguisa à nouveau et prit l'aspect d'une autre vieille femme.
Elle franchit ainsi les sept montagnes en direction de la maison des sept nains, frappa à la porte et cria :
- Bonne marchandise à vendre !
Blanche-Neige regarda par la fenêtre et dit :
- Passez votre chemin ! je n'ai le droit d'ouvrir à quiconque.
- Mais tu peux bien regarder, dit la vieille en lui montrant le peigne empoisonné. Je vais te peigner joliment.
La pauvre Blanche-Neige ne se douta de rien et laissa faire la vieille ; à peine le peigne eut-il touché ses cheveux que le poison agit et que la jeune fille tomba sans connaissance.
- Et voilà ! dit la méchante femme, c'en est fait de toi, prodige de beauté !
Et elle s'en alla. Par bonheur, le soir arriva vite et les sept nains rentrèrent à la maison. Quand ils virent Blanche-Neige étendue comme morte sur le sol, ils songèrent aussitôt à la marâtre, cherchèrent et trouvèrent le peigne empoisonné. Dès qu'ils l'eurent retiré de ses cheveux, Blanche-Neige revint à elle et elle leur raconta ce qui s'était passé. Ils lui demandèrent une fois de plus d'être sur ses gardes et de n'ouvrir à personne.
Rentrée chez elle, la reine s'était placée devant son miroir et avait demandé :

Miroir, miroir joli,
Qui est la plus belle au Pays ?

Comme la fois précédente, le miroir répondit :

Madame la reine, vous êtes la plus belle ici.
Mais, par-delà les monts d'airain,
Auprès des gentils petits nains,
Blanche-Neige est mille fois plus belle.

Quand la reine entendit cela, elle se mit à trembler de colère.
- Il faut que Blanche-Neige meure ! s'écria-t-elle, dussé-je en périr moi-même !
Elle se rendit dans une chambre sombre et isolée où personne n'allait jamais et y prépara une pomme empoisonnée. Extérieurement, elle semblait belle, blanche et rouge, si bien qu'elle faisait envie à quiconque la voyait ; mais il suffisait d'en manger un tout petit morceau pour mourir.
Quand tout fut prêt, la reine se farda le visage et se déguisa en paysanne. Ainsi transformée, elle franchit les sept montagnes pour aller chez les sept nains. Elle frappa à la porte. Blanche-Neige se pencha à la fenêtre et dit :
- Je n'ai le droit de laisser entrer quiconque ici ; les sept nains me l'ont interdit.
- D'accord ! répondit la paysanne. J'arriverai bien à vendre mes pommes ailleurs ; mais je vais t'en offrir une.
- Non, dit Blanche-Neige, je n'ai pas le droit d'accepter quoi que ce soit.
- Aurais-tu peur d'être empoisonnée ? demanda la vieille. Regarde : je partage la pomme en deux ; tu mangeras la moitié qui est rouge, moi, celle qui est blanche.
La pomme avait été traitée avec tant d'art que seule la moitié était empoisonnée. Blanche-Neige regarda le fruit avec envie et quand elle vit que la paysanne en mangeait, elle ne put résister plus longtemps. Elle tendit la main et prit la partie empoisonnée de la pomme. À peine y eut-elle mis les dents qu'elle tomba morte sur le sol. La reine la regarda de ses yeux méchants, ricana et dit :
- Blanche comme neige, rose comme sang, noir comme ébène ! Cette fois-ci, les nains ne pourront plus te réveiller !
Et quand elle fut de retour chez elle, et demanda au miroir :

Miroir, miroir joli,
Qui est la plus belle au pays ?

Celui-ci répondit enfin :

Madame la reine, vous êtes la plus belle au pays.

Et son cœur jaloux trouva le repos, pour autant qu'un cœur jaloux puisse le trouver.
Quand, au soir, les petits nains arrivèrent chez eux, ils trouvèrent Blanche-Neige étendue sur le sol, sans souffle. Ils la soulevèrent, cherchèrent s'il y avait quelque chose d'empoisonné, défirent son corselet, coiffèrent ses cheveux, la lavèrent avec de l'eau et du vin. Mais rien n'y fit : la chère enfant était morte et morte elle restait. Ils la placèrent sur une civière, s'assirent tous les sept autour d'elle et pleurèrent trois jours durant. Puis ils se préparèrent à l'enterrer. Mais elle était restée fraîche comme un être vivant et ses jolies joues étaient roses comme auparavant.
Ils dirent :
- Nous ne pouvons la mettre dans la terre noire.
Ils fabriquèrent un cercueil de verre transparent où on pourrait la voir de tous les côtés, l'y installèrent et écrivirent dessus son nom en lettres d'or, en ajoutant qu'elle était fille de roi. Ils portèrent le cercueil en haut de la montagne et l'un d'eux, sans cesse, monta la garde auprès de lui.
Longtemps Blanche-Neige resta ainsi dans son cercueil toujours aussi jolie. Il arriva qu'un jour un prince qui chevauchait par la forêt s'arrêta à la maison des nains pour y passer la nuit. Il vit le cercueil au sommet de la montagne, et la jolie Blanche-Neige. Il dit aux nains :
- Laissez-moi le cercueil ; je vous en donnerai ce que vous voudrez.
Mais les nains répondirent :
- Nous ne vous le donnerons pas pour tout l'or du monde.
Il dit :
- Alors donnez-le-moi pour rien ; car je ne pourrai plus vivre sans voir Blanche-Neige ; je veux lui rendre honneur et respect comme à ma bien-aimée.
Quand ils entendirent ces mots, les bons petits nains furent saisis de compassion et ils lui donnèrent le cercueil. Le prince le fit emporter sur les épaules de ses serviteurs. Comme ils allaient ainsi, l'un d'eux buta sur une souche. La secousse fit glisser hors de la gorge de Blanche-Neige le morceau de pomme empoisonnée qu'elle avait mangé. Bientôt après, elle ouvrit les yeux, souleva le couvercle du cercueil et se leva. Elle était de nouveau vivante !
- Seigneur, où suis-je ? demanda-t-elle.
- Auprès de moi, répondit le prince, plein d'allégresse.
Il lui raconta ce qui s'était passé, ajoutant :
- Je t'aime plus que tout au monde ; viens avec moi, tu deviendras ma femme.
Blanche-Neige accepta. Elle l'accompagna et leurs noces furent célébrées avec magnificence et splendeur.
La méchante reine, belle-mère de Blanche-Neige, avait également été invitée au mariage. Après avoir revêtu ses plus beaux atours, elle prit place devant le miroir et demanda :

Miroir, miroir joli,
Qui est la plus belle au pays ?

Le miroir répondit:

Madame la reine, vous êtes la plus belle ici,
Mais la jeune souveraine est mille fois plus belle.

La méchante femme proféra un affreux juron et elle eut si peur, si peur qu'elle en perdit la tête.

FIN

Rédigé le 21/05/2009 à 15:37 dans blanche neige | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Interprétation par Julien, 24 ans, ingénieur

Il a choisi une version manga et plus moderne de l'héroïne. Il l'a appelé Snow,  qui veut dire meige en référence à Blanche neige.

Dessin - Snow

Rédigé le 21/05/2009 à 15:41 dans blanche neige | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Interprétation par Olexandra, étudiante

Olexandra a choisi de nous présenter quelques scoops exclusifs. Voyez ce que ça donne:

A la une de la presse du monde fabuleux 

     Pour des raisons de crise économique les sept nains ont du licencié Blanche-Neige. Désormais eux-mêmes s'occuperont de leur ménage, feront à manger, feront les lits, laveront, coudront et tricoteront. Heureusement un prince lui a proposé le mariage et elle l'a accepté. Les noces devraient être célébrées avec magnificence et splendeur.  Parmi les invités figurent aussi les sept nains.

Rédigé le 21/05/2009 à 15:45 dans blanche neige | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

Interprétation par Ophélie, 22 ans, étudiante en arts

Ophélie a choisi de nous révéler quelques petites infos très croustillantes!!

On dit qu'aux dernières nouvelles : La Belle au Bois Dormant dort en prison, Aladin se tire avec l'argent de Jasmine, Pinnochio tourne des films X, Blanche Neige maltraita les 7 nains, Mickey trompe Minnie ben c'est du joli !!!

Rédigé le 21/05/2009 à 15:48 dans blanche neige | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

3ème histoire: Les 3 petits cochons

    Il était une fois trois petits cochons qui vivaient avec leur maman dans une petite maison.
Un jour, La maman appela ses trois fils et leur dit qu'elle ne pouvait plus les élever
parce qu'elle était trop pauvre.


Je voudrais que vous partiez d'ici et construisiez votre maison, dit-elle, mais prenez garde qu'elle soit bien solide pour que le grand méchant loup ne puisse entrer et vous manger.


La maman embrassa ses trois petits cochons
et leur dit au revoir les larmes aux yeux
Ils s'en allèrent de chez eux construire leurs maisons.


Le premier petit cochon rencontra un homme portant une botte de paille. "Puis-je avoir un peu de paille pour construire ma maison ?"
demanda le petit cochon.

Et l'homme lui donna de la paille.


Le second petit cochon avait rencontré un homme qui portait un chargement de bois.
"Puis-je avoir quelques bouts de bois pour construire ma maison?"
demanda le petit cochon.

Et l'homme lui donna le bois.


Le troisième petit cochon,
lui avait rencontré un homme chargé de briques.
"S'il vous plaît, Monsieur, demanda le troisième petit cochon,
puis-je avoir quelques briques pour construire ma maison?

 L'homme lui donna assez de briques pour bâtir une grande et solide maison avec une cheminée près de laquelle on pouvait s'asseoir

Les trois petits cochons rentraient joyeusement
chez eux quand le loup les aperçut.

Comme ils doivent être tendres!
Lequel vais-je manger en premier?

Je vais commencer par le petit cochon
dans la maison de paille!

Il frappa à la porte.
Petit cochon, gentil petit cochon, je peux entrer?

Non, Non! Par le poil de mon menton !

Alors, je vais souffler et ta maison s'envolera!

Le loup gonfla ses joues,
souffla, souffla de toutes ses forces,
et la maison de paille s'envola.

Au secours! cria le premier petit cochon en courant vers la maison de bois de son frère.
A peine celui-ci eut-il refermé la porte que le loup frappa.
Petits cochons, gentils petits cochons, je peux entrer?
Non, non! Par le poil de nos mentons! répondirent les deux frères.

Alors,je vais souffler, souffler, et votre maison s'envolera!

Le loup se gonfla les joues,
souffla, souffla de toutes ses forces,
et la maison de bois s'envola.

Au secours!
crièrent les deux petits cochons en courant
aussi vite que possible vers la maison de briques de leur frère.

Ici, vous ne risquez rien! leur dit-il.

Bientôt, la voix du loup résonna.
Petits cochons, gentils petits cochons, je peux entrer?

Non! non! Par le poil de nos mentons!

Alors, vous allez voir, hurla le loup,
je vais souffler sur votre maison, et je vais la démolir!
Il prit alors sa plus profonde respiration et souffla comme un fou.

Mais cette fois-ci, il ne réussit pas à mettre la maison par terre. Il se cogna la tête contre les murs et se blessa.
Puis il s'enfuit dans la forêt, hurlant de douleur.

Cela rendit le loup fou furieux.
Il était si furieux qu'il en devint tout bleu.
"Il faut absolument que j'attrape ces cochons"
se disait -t-il.

Quelques jours plus tard,
les petits cochons virent le loup arriver avec une grande échelle.

J'aurais dû y penser plus tôt!
dit-il en l'appuyant contre le mur de la maison. pour atteindre la cheminée.

Pendant ce temps,
le troisième petit cochon, qui était très rusé,
alluma un grand feu dans la cheminée et y posa un chaudron rempli d'eau.

Quand le loup descendit dans la cheminée, il tomba tout droit dedans.
Il poussa un hurlement qu'on entendit à des kilomètres à la ronde
et repartit comme il éait venu, par la cheminée.
On n'entendit plus jamais parler de lui.


Rédigé le 21/05/2009 à 15:57 dans les 3 petits cochons | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

Interprétation par Olexandra, étudiante

Elle continue de nous donner ses scoops!!


Toujours à la une de la presse du monde fabuleux

    Selon des media américains les trois petits cochons pour se protéger ont adopté un petit loup.

Rédigé le 21/05/2009 à 15:59 dans les 3 petits cochons | Lien permanent | Commentaires (0) | TrackBack (0)

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